Couverture de toiture en chaume : Prix, types, isolation & entretien

Avec leur côté merveilleux qui nous vient tout droit des comtes pour enfants et leur apparence chaleureuse, il est difficile de ne pas tomber sous le charme des chaumières.

Mais, si ces maisons, qui rappellent les cottages anglais, vous font rêver, vous vous posez sûrement de nombreuses questions à leur sujet. Et, c’est normal ! Cette couverture de toit si particulière a un côté quelque peu mystérieux.

Pour que les toitures en chaume n’aient plus aucun secret pour vous, nous allons vous dévoiler en détail ce qu’est un toit de chaume. Types de toits, prix, entretien, isolation, avantages et inconvénients : on vous dit tout !

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Quel prix pour une toiture en chaume ?

Vous vous demandez probablement à quel prix il est possible de s’offrir un toit en chaume. Sachez tout d’abord qu’une botte de chaume ne vaut pas plus de 5€. Le matériau en lui-même n’est donc pas onéreux. Cependant, les frais de construction d’une toiture en chaume sont plus élevés que ceux d’une toiture classique en raison de l’importante quantité de travail requise et de la rareté des ouvriers spécialisés.

Le prix d’une toiture en chaume est très variable et dépend de nombreux paramètres. En effet, le tarif diffère selon la région dans laquelle vous habitez. Ainsi, dans une zone où il est fréquent d’observer des chaumières, vous bénéficierez de prix plus abordables que dans une région dépourvue de toits de chaume. Le coût de ce type de couverture dépend également des caractéristiques de votre toit (s’il est facilement accessible ou non et s’il présente des fenêtres par exemple) et de la méthode de pose employée. Bien entendu, le coût à prévoir est aussi variable selon l’épaisseur de chaume utilisée et selon sa qualité. La facture ne sera pas non plus la même si vous souhaitez remplacer votre toiture ou simplement créer un toit en chaume. Le type de logement est également un facteur qui peut faire varier le prix de votre toiture.

Néanmoins, nous pouvons vous donner une fourchette de prix. Comme pour tout type de toiture, le prix d’une couverture en chaume est calculé par rapport à la surface de votre toit, et donc affiché en €/m². De façon générale, vous pouvez compter entre 70 et 100 €/m² pour une toiture simple (sans ouverture ni ornement) et entre 100 et 150 €/m² pour une toiture plus détaillée incluant les fournitures. Il faut ajouter à ces coûts ceux du faîtage, qui joint les deux pans du toit, et forme ainsi son arête supérieure. Ces frais sont calculés au mètre linéaire et varient, en fonction du type et de la qualité du faîte, entre 75 et 95 €/m.

Ces prix peuvent paraître élevés en comparaison de ceux des méthodes de couverture plus classiques. En effet, on peut s’offrir une toiture de tuiles en terre cuite à partir de 25€/m² ou encore un toit en shingle pour seulement 15 €/m². Toutefois, la toiture en chaume présente de nombreux avantages, qui compensent ces coûts d’installation élevés et font pencher la balance de son côté. Une toiture en chaume vous fera, par exemple, faire des économies d’énergie en termes de chauffage et de climatisation, et n’impose pas l’installation de gouttières.

Une autre question que l’on peut se poser sur le budget à prévoir pour un toit en chaume est celle de l’assurance habitation. Mais, pas de panique, son coût pour une chaumière est comparable à celui d’une assurance pour une maison avec un toit en tuiles.

Le mieux, si vous souhaitez connaitre le prix exact d’une toiture en chaume adaptée à vos exigences, est de demander un devis personnalisé !

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La couverture en chaume en quelques mots

Ce que l’on nomme chaume est en réalité un ensemble de tiges de graminées séchées auxquelles on a retiré la fleur, le grain et les racines. La plupart du temps, les toits de chaume sont constitués de roseaux ou bien de paille de seigle ou de blé, mais on trouve également des joncs, des genêts, de la bruyère et de la paille de sarrasin. L’origine latine du mot chaume, calamus, signifie d’ailleurs « roseau ».

Ce type de couverture était très développé au XVIIIème siècle, surtout dans le nord de l’Europe et sur les côtes de la Méditerranée. Ces habitations étaient alors très fréquentes dans les régions marécageuses et agricoles. Leur réputation d’habitation misérable a conduit à leur effacement progressif des paysages à partir du XIXème siècle, mais leurs nombreux atouts les font revenir en force depuis quelques années.

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Deux types de toits en chaume avec des particularités bien distinctes

La toiture en chaume avec une construction fermée

Également appelée toiture vissée, ce type de construction est relativement nouveau. La construction de type fermée fait intervenir une base solide (en contreplaqué ou en panneaux d’OSB), que l’on fixe sur les chevrons de la charpente. Le chaume est alors attaché sur cette base, qui compartimente le toit et l’isole du reste de la maison. Cela permet ainsi une meilleure résistance au feu, une isolation plus efficace, et prévient l’accumulation de poussière dans la maison et les courants d’air.

La toiture en chaume avec une construction ouverte traditionnelle

Plus classique, la toiture en chaume dite « ouverte » n’implique pas d’autre matériau que la paille ou les roseaux. Ceux-ci sont posés directement sur les éléments constituant la charpente. Pour former une base, des lattes de chaume sont installées transversalement sur les chevrons de la charpente, puis une fine couche de chaume est fixée sur ces lattes. Les bottes sont ensuite attachées sur cette base, du bas du toit vers le faîtage, et leur maintien est assuré par des chevrons verticaux. Avec ce type de construction, le chaume est visible de l’intérieur de la maison, lui donnant une ambiance chaleureuse dehors comme dedans.

Cela permet une bonne ventilation, mais engendre des courants d’air et favorise les dépôts de poussière. Les constructions ouvertes sont également connues pour être plus exposées aux risques d’incendies.

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Et l’isolation d’une toiture en chaume, ça se passe comment ?

Les toits en chaume ont la réputation d’offrir une isolation thermique hors pair. En effet, grâce à son importante inertie thermique (il accumule la chaleur et peut la rediffuser pendant de longues heures), ce matériau permet à la maison de rester fraîche en été et de garder sa chaleur lorsque les températures sont plus basses. Le chaume a donc l’intéressante particularité d’être à la fois un élément de couverture et un élément d’isolation ! Cependant, l’efficacité de l’isolation d’un toit en chaume est étroitement dépendante du travail réalisé par votre artisan chaumier.

Un toit en chaume, bien qu’il soit déjà isolant par définition, peut toutefois être isolé. La procédure d’isolation dépend alors, encore une fois, du type de construction. Dans le cas d’une construction ouverte, on pose un matériau isolant, couvert d’un feuil qui assure la densité gazeuse, à l’intérieur de la maison. S’il s’agit d’une toiture vissée, on peut utiliser des panneaux d’isolation pour constituer la base de la couverture. Il faudra cependant prévoir un pare-vapeur afin d’éviter la pénétration d’humidité dans l’isolant.

Quel entretien prévoir pour un toit en chaume ?

La longévité des toits en chaume est souvent avancée comme l’un de leurs nombreux atouts. Et pour cause : les plus vieilles toitures en chaume encore en usage ont dans les 80 ans ! Néanmoins, les professionnels s’accordent pour dire que les chaumières doivent subir une remise à neuf intégrale de leur toit tous les 40 à 50 ans. La durée de vie des toits de chaume dépend de nombreux facteurs, tels que l’exposition de la toiture (les pans orientés au nord seront plus vulnérables), son inclinaison (une pente importante augmente la longévité, l’angle optimal étant de 45-50°), mais aussi l’ensoleillement (les toits en chaume ne sont pas préconisés dans les bois par exemple).

Pour allonger au maximum la vie de votre toit en chaume, une maintenance régulière doit être assurée tous les 3 ans. Ce matériau demande donc un entretien plus fréquent que les modes de couvertures classiques. En effet, avec le temps, le chaume a tendance à s’abîmer voire à se détacher, et il faut y remédier. Cette routine d’entretien peut démarrer seulement 5 à 15 ans (le plus souvent, 7 ans) après l’installation de votre toiture, si celle-ci ne présente pas de défaut et n’a subi aucun dommage.

Ces opérations de maintenance prennent en moyenne 1 à 3 jours de travail à un ouvrier qualifié, en fonction de la taille et de l’état du toit ainsi que du climat. Elles se déroulent en plusieurs étapes. Tout d’abord, un grattage est effectué à la main pour retirer la mousse et les algues. Ensuite, le remaniage permet de remplacer le chaume dans les parties les plus dégarnies du toit, puis le repiquage permet de poser une couche de chaume neuve sur l’ancienne. Les sous-couches sont alors rénovées après un retrait du chaume en contact avec le faîtage. Enfin, les finitions sont réalisées à l’aide d’un taille-haie thermique et une solution anti-mousse peut être pulvérisée.

Il faut compter en moyenne 10 à 15 €/m² pour faire entretenir votre toiture par un couvreur spécialisé. Si des réparations sont à prévoir, le prix peut être plus élevé.

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En bref, les avantages et les inconvénients du toit en chaume

Pour vous aider à faire le tri dans toutes ces informations, nous avons pesé le pour et le contre des toitures en chaume. Voici ce que nous avons retenu.

Les points forts du toit en chaume :

  • Son esthétisme : un toit en chaume donne tout de suite un charme authentique à une maison. La plasticité du matériau permet un parfait ajustement à la forme du toit et une personnalisation des courbes.
  • Sa légèreté : il préserve ainsi la charpente, qui fatiguera moins vite qu’avec un matériau classique.
  • Son empreinte environnementale quasi-nulle : le chaume est une matière naturelle, biodégradable et imputrescible.
  • Ses capacités d’isolation thermique et sonore : le chaume vous protège de la chaleur, du froid, mais absorbe également tous les bruits, y compris celui de la pluie.
  • Sa résistance aux conditions extrêmes : les toitures en chaume ne craignent ni la neige, ni la grêle, ni le gel.
  • La non nécessité d’y ajouter des gouttières : si la pente est suffisante, l’eau de pluie s’écoulera naturellement.

Enfin, malgré les idées reçues, si la construction est bien réalisée, le risque d’incendie reste minime. De la même façon, un toit en chaume n’est jamais un nid à insectes ou à rongeurs !

Les points faibles du toit en chaume :

  • Ses exigences en termes d’entretien : la maintenance doit être régulière et effectuée tout au long de la vie d’un toit en chaume. Son coût d’entretien sera donc supérieur à celui d’une toiture plus classique.
  • Ses contraintes d’implantation : il est peu prudent de construire une chaumière dans une zone pluvieuse ou très humide. De même, pour optimiser la longévité de votre toit en chaume, vous devrez choisir un terrain ventilé et non ombragé.
  • Ses exigences de construction : pour que l’eau puisse s’écouler naturellement, il faut que le toit ait une pente d’au moins 35°. De plus, ce type de couverture ne permet pas de récupérer l’eau de pluie.
  • Sa vulnérabilité à certains micro-organismes : si les conditions ne sont pas optimales, on peut observer des développements de cyanobactéries ou de champignons dans le chaume. Des travaux de réfection onéreux peuvent alors s’imposer.
  • La difficulté de réaliser des ouvertures : il sera plus compliqué d’ajouter une fenêtre sur un toit de chaume que sur un toit classique. De même, pour installer une cheminée, il vous faudra prévoir quelques particularités, tel qu’un conduit anti-chauffe et un extincteur de flammes.